Un ancien camarade de classe d'Eminem, Deangelo Bailey, qui en avait fait d'Eminem son souffre-douleur, a été débouté de sa demande, dans le cadre du procès qu'il avait intenté au rappeur, qui avait dévoilé des violences subies dans l'une de ses chansons. Bailey était devenu fou de rage en entendant les paroles de Brain Damage, tiré de l'album Slim Shady datant de 1999. Celles-ci l'accusaient en effet d'avoir pratiquement tué Eminem au cours d'un épisode de persécution dans les toilettes de l'école.
Mais les plaintes de ce gros dur de 32 ans viennent d'être rejetées par la Cour d'Appel du Michigan. Bailey a admis avoir martyrisé la star à l'école primaire de Dort, dans le Michigan, mais considère que cette chanson porte atteinte à son intimité.
Cette dernière décision confirme le verdict de 2003, rendu par la juge Deborah Servitto, qui avait même été jusqu'à rapper pour rendre son jugement : "The lyrics are stories no-one would take as fact / They're an exaggeration of a childish act".
L'avocate du chanteur, Mary Massaron Ross n'avait pas peur du résultat, expliquant que "le fait qu'il puisse y avoir des différences avec les faits précis n'avaient pas d'importance dès l'instant que Bailey lui-même a reconnu le fond de vérité de cette histoire et qu'il martyrisait sans cesse Eminem durant son enfance". Bref, aucune inquiétude à avoir donc, à tel point que même l'avocat de Bailey a confié ne pas avoir été étonné de la décision du tribunal.
Rappelons que c'est ce même Bailey qui est responsable du fait qu'Eminem était tombé dans le coma. Les juges ont ajouté que Bailey était "gonflé" de demander en plus de l'argent pour la chanson.
